Vendre sa voiture : dix conseils pour faire une bonne affaire

Publié le : 17 novembre 20228 mins de lecture

L’homme avait l’air sérieux et digne de confiance. Mais c’est arrivé : lors d’un arrêt pendant l’essai de la voiture, il a pris le vendeur par surprise et s’est enfui avec la voiture de sport coûteuse. Mais la carte grise se trouvait dans la boîte à gants. Vendre sa propre voiture est une affaire courante. Mais on ne le fait pas tous les jours. Les vendeurs qui respectent les conseils suivants devraient facilement éviter les pièges qui les menacent :

A qui vendre ?

La majeure partie des changements de propriétaire se fait de particulier à particulier. La raison principale est probablement l’argent : Les concessionnaires paient souvent moins que les particuliers en raison de leurs frais annexes. En effet, selon l’Auto Club Europa (ACE), ces derniers ne doivent pas financer de marge, ni de garantie ou de responsabilité pour vices matériels.

Comment déterminer un prix réaliste?

Si les prix sont lunaires, aucun acheteur potentiel ne mordra à l’hameçon. Si la réponse à l’annonce est importante et que la boîte aux lettres électronique déborde, il se peut que le montant soit trop bas. Les annonces pour des véhicules comparables permettent de s’orienter dans la fixation du prix. En cherchant sur les bourses en ligne spécialisées, on obtient rapidement une idée des montants réalistes. En règle générale, il s’agit d’offres négociables. Les prix obtenus devraient toujours être inférieurs, selon l’ACE. Les vendeurs peuvent également faire évaluer la valeur d’une voiture en tenant compte des équipements spéciaux. L’alternative plus onéreuse est une expertise de valeur réalisée par des organismes de contrôle, comme c’est le cas pour une voiture ancienne.

Comment décrire la voiture ?

La transparence est de mise. La voiture doit être décrite en toute bonne foi et de manière détaillée. Outre les données techniques et le kilométrage, les vendeurs ne mentionnent donc pas seulement l’équipement en cuir et l’interface Bluethooth, mais aussi tous les défauts connus. Cela favorise la confiance entre le vendeur et l’acheteur. Ceux qui le souhaitent peuvent soumettre leur véhicule à un contrôle d’occasion, au cours duquel tout est passé en revue, de la suspension des essieux au verrouillage central. L’ADAC, par exemple, passe en revue 120 points de contrôle et conduit la voiture sur un pont élévateur et un banc d’essai de freinage. Les organisations de contrôle et d’expertise proposent également ce service payant.

Quelle est l’importance des photos ?

Sans photos de la voiture, les chances de vente tombent à zéro. Les photos doivent être prises en format paysage et avec un bon appareil photo, pas avec un téléphone portable, et montrer la voiture de l’extérieur et de l’intérieur, conseille l’ACE. « Le vendeur fait bonne impression si les dommages existants sont documentés sur les photos », explique Constantin Hack, porte-parole de l’ACE. Ainsi, il n’y a pas de raison de négocier le prix plus tard. Une vidéo YouTube de sa propre voiture peut également augmenter les chances de vente.

Comment faire une bonne révision ?

Il ne faut pas éblouir l’acheteur potentiel, mais la voiture peut déjà briller. Celui qui présente sa voiture avec des éclaboussures de boue sur la tôle se dévalorise lui-même. Il est préférable de passer une dernière fois par le tunnel de lavage avant la visite et de polir la voiture. Il n’est pas inutile de vérifier la pression des pneus, le niveau d’huile, l’eau de refroidissement et le liquide de frein. Mais trop de bonnes choses éveillent la méfiance. Des pneus polis ou un volant luisant de graisse pourraient donner l’impression que le vendeur a quelque chose à cacher. Un lavage de moteur pourrait donner l’impression que le propriétaire a voulu éliminer des traces d’huile révélatrices. Et la saleté résiduelle peut aussi avoir du bon : S’il reste quelques miettes sous les tapis de sol ou le tapis de coffre, cela montre qu’aucune flaque d’eau n’a été asséchée, selon l’ACE.

Comment préparer l’essai routier ?

Un acheteur potentiel sérieux voudra aussi essayer la voiture. Le vendeur ne devrait pas le lui refuser. Avant de laisser les acheteurs potentiels prendre le volant, il est préférable de rédiger un court contrat. En cas d’accident, le conducteur à l’essai est ainsi responsable, par exemple, de la franchise d’assurance et des dommages dus au déclassement, selon l’ADAC. Il est également conseillé de se faire présenter ses papiers d’identité et son permis de conduire. Car si le vendeur permet une conduite au noir, les ennuis sont inévitables en cas d’accident. Selon l’ACE, l’assurance responsabilité civile d’un propriétaire de véhicule peut par exemple exiger un remboursement des dommages. Autre règle : lors de l’essai du véhicule, il faut toujours être accompagné et ne pas emporter la carte grise en tant que certificat d’immatriculation (partie 2).

De quels documents ai-je besoin ?

Avant le rendez-vous avec la personne intéressée, les vendeurs de voitures devraient rassembler tous les documents pertinents. Rien ne doit manquer, du certificat de contrôle technique au certificat de garantie en passant par le carnet d’entretien. Il en va de même pour les factures d’entretien et de réparation ainsi que les certificats d’immatriculation.

Comment remettre correctement le véhicule ?

Lorsque le vendeur et l’acheteur sont d’accord, il faut conclure la transaction. Les clubs de transport proposent à cet effet des contrats types à télécharger sur Internet. La date et l’heure de la remise du véhicule y sont consignées. Et la garantie est exclue. Sinon, le vendeur devrait fournir deux ans de garantie pour les défauts matériels, comme tout commerçant commercial. En tant que vendeur, on est responsable du changement d’immatriculation et du retrait du véhicule. Mais dans la pratique, c’est généralement l’acheteur qui effectue ces tâches, selon l’ACE. C’est pourquoi il faudrait également fixer par écrit que l’acheteur s’engage à changer immédiatement l’immatriculation de la voiture. Pour le vendeur, il est recommandé d’informer l’assurance et le service d’immatriculation.

Qu’en est-il de l’assurance et des taxes?

Etant donné que l’assurance automobile est transférée à l’acheteur dès la signature du contrat, un dommage accidentel n’a pas d’incidence sur le bonus-malus du vendeur – même si la voiture n’a pas encore été réimmatriculée. En revanche, selon l’ADAC, l’obligation fiscale n’est transférée à l’acheteur que lorsque le service d’immatriculation est informé de la vente. Si l’on veut jouer la carte de la sécurité, il convient d’annuler l’immatriculation de la voiture, mais d’en informer ensuite l’acheteur. Celui-ci doit en effet se préparer et apporter des plaques d’immatriculation de courte durée ou une remorque pour le transport.

Quand payer ?

A ce sujet, l’ADAC donne le conseil suivant : « Il ne faut en principe céder le véhicule et les papiers qu’après avoir reçu le prix d’achat dans son intégralité, de préférence en espèces ou sous la forme d’un chèque confirmé par une banque ». Selon les experts, le virement présente des risques de fraude trop élevés.

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